la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

Femme à la mobylette

 

Femme à la mobylette par Seigle

Jean-Luc Seigle

ISBN : 2290155160

Éditeur : J'AI LU (03/10/2018



4ème de couverture :

Seule avec ses trois enfants, Reine vit dans une grande précarité. Bien qu’elle porte en elle des richesses insoupçonnées, son horizon se bouche chaque jour davantage et seul un miracle pourrait la sauver… Le miracle c’est une vieille mobylette bleue. Lui apportera t-elle le bonheur qu’elle cherche depuis si longtemps ?

 

Extraits :

"De sa fenêtre, elle mesure pour la première fois de sa vie le poids du silence, le vrai silence, celui sans le chant des oiseaux."

"Ce matin encore, elle repense à ce travail que plus personne ne veut faire parce qu'elle sait qu'il n'y a pas de meilleure place pour elle que là où les autres ne sont pas."

"Désormais ils pourront faire face ensemble à la brutalité de ce monde qui ne dit jamais son nom et qu'ils subissent pourtant depuis tant d'années avec la même violence : l'insignifiance."

"Elle n'a jamais rien voulu d'autre dans sa vie que d'être emportée le plus loin possible tout en restant sur place."

"Dégueulasse. Voilà ce qu’elle pense de tout ça. Dégueulasse., c’est le seul gros mot qu’elle dit, il lui convient; il ressemble à un crachat et fait parfaitement entendre le dégoût."

 

Mon avis :

Parfois je me dis dis que j’ai un sérieux problème mental… Choisir ce livre alors que je passe toutes mes journées de travail avec des femmes comme Reine est une aberration.

Mais bon, il est là ce livre avec la vie de Reine, un peu comme une évaluation de travailleurs médicaux-sociaux, rédigée cette fois par un écrivain poète.

Reine est pleine de richesse mais elle ne le sait pas. Elle survit. Avec ses trois enfants. Avec le chien et le bordel du jardin, laissés par son mari quand il est parti avec une femme plus attirante et riche.

Elle est en fin de droits, nourrit ses enfants avec du chocolat chaud et des tartines le soir, ne peut plus payer la cantine et doit faire avec toutes les mauvaises pensées qui l’assaillent sans lui laisser de répit et lui font frôler la folie sous le regard lucide de ses enfants.

Après une pensée particulièrement morbide puis le soulagement ce matin-là en voyant ses trois enfants se lever, elle décide de se reprendre. Elle va nettoyer la décharge qui lui sert de jardin et la solution est là sous cet amas de ferraille : une vieille mobylette bleue qui va lui permettre d’accepter un job dont personne ne veut. Parce quand on est pauvre à la campagne, on cumule le chômage et le manque de mobilité. Alors cet engin c’est le début de sa nouvelle vie, de sa liberté. Pouvoir acheter des bricoles pour les petits et de la nourriture. S’habiller correctement, être propre et avoir un but dans la journée. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, elle rencontre à nouveau l’amour.

De l’argent, de la dignité, de l’amour, un travail et vous pensez que Reine va s’en sortir ? Vous pensez qu’avec un coup de baguette magique, la vie de cette femme et de ses enfants va changer ? Le malheur colle à la peau comme la crasse, je vous le dis, et pire je suis payée pour le savoir.

 

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Frappe-toi le coeur

 

Frappe-toi le coeur par Nothomb

 

Amélie Nothomb

ISBN : 2253259683

Éditeur : LE LIVRE DE POCHE (02/01/2019)





4ème de couverture :

« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. »

Alfred de Musset

 

Extraits :

“Elle avait déjà pu observer l'effarante capacité d'oubli des gens. Ils oubliaient quand cela les arrangeait, c'est-à-dire très souvent.”

“C’était donc cela, le sens, la raison d’être de toute vie :si l’on était là, si l’on tolérait tant d’épreuves, si l’on faisait l’effort de continuer à respirer, si l’on acceptait tant de fadeur, c’était pour connaître l’amour.”

“Comment allait-elle continuer à vivre, étouffée qu’elle était par le sentiment d’une injustice démentielle ?”

“Fidèle à son inexorable habitude, la vie continua.”

 

Mon avis :

Diane est la fille d’un homme affable et faible, amoureux, et d’une femme jalouse qui vous à sa fille, dès sa naissance, une jalousie haineuse.

Diane grandit avec l’amour de son père et de ses grands-parents maternels et observe sa mère, son Dieu, sans pouvoir l’approcher pour un simple câlin et consciente des sentiments de cette dernière.

Diane constatera que sa mère, Marie, pourtant, aime profondément son fils et adule sa petite dernière l’étouffant par son amour envahissant.

Elle se construira, comprendra qu’elle doit fuir la maison familiale pour un avenir meilleur, vivra chez ses grands-parents et à la mort de ces derniers sera hébergée par les parents de sa meilleure amie.

Depuis toute petite elle sait qu’elle veut travailler avec et sur le coeur humain et entamera des études de médecine pour devenir cardiologue.

Malheureusement elle va nouer une amitié toxique qui réveille cette douleur de l’enfance.

C’est une histoire qui ressemble à un mauvais conte de fée moderne, pointilleux, exigeant et d’une efficacité redoutable. La mère a le mauvais rôle, certes, mais le père dans son déni et son aveuglement remporte la palme de la lâcheté.

Un récit qui ne laisse pas indifférent, qui réveille nos sens nerveux et ceux de la maternité.

 

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Un lion sur le canapé

 

Un lion sur le canapé: Comment les chats ont pris le pouvoir par Tucker

 

Abigail Tucker

ISBN : 2226402527

Éditeur : ALBIN MICHEL (27/02/2019)

Traductrice : Marguerite Capelle



4ème de couverture :

Partout, on trouve des chats ! Ils sont même sur Internet, où certaines vidéos qui les mettent en scène sont vues plus de dix millions de fois. Comment les chats ont-ils donc réussi à dominer le monde, alors qu'ils ne sont pas utiles à l'homme - pas même pour attraper les rats !

Abigail Tucker, journaliste au Smithsonian Magazine, est allée à la rencontre d'éleveurs, de scientifiques et de militants qui ont consacré leur vie aux chats, elle a sillonné des étendues sauvages sur leurs traces et a même rencontré certaines des plus grandes célébrités félines afin de saisir la manière dont les chats ont conquis le monde et nos coeurs.

En la suivant dans cette aventure haute en couleur à travers l'histoire, les sciences naturelles et la culture populaire, vous comprendrez comment ces petites créatures ont su utiliser leur relation avec les humains pour compter parmi les animaux les plus puissants de la planète. Best-seller du New York Times, en tête des ventes aux États-Unis pendant plusieurs semaines, ce livre vous permettra aussi de mieux connaître votre animal préféré.

 

Extraits :

"Dans l'intimité de mon domicile, je persiste à choisir mes moquettes dans une gamme de tons limitée : ceux sur lesquels les traces de vomi de chat se remarquent le moins."

 

"Peut-être qu'un lion qui ronronne sur nos genoux ou fait des cabrioles dans notre salon est une façon de nous rappeler que nous sommes les maîtres du monde, que nous contrôlons totalement la nature."

 

"Les chats domestiques n'ont jamais rien fait pour s'adapter aux hommes, pas le moindre frémissement de moustache : ni à l'époque, ni encore moins aujourd'hui."

 

"La vérité, c’est que la persévérance avec laquelle les chats restent se faire dorloter entre nos murs lisses et peints est une prouesse de l’évolution tout aussi radicale  que leur survie sur des îles subantarctiques balayées par le vent ou sur des pics volcaniques. Et s’il y a effectivement des chats domestiques qui rendent fous certains humains , il se peut que le problème soit réciproque."

 

Mon avis :

C’est de la faute de ce gros balourd de Cheetoh. Il mange se prélasse sur le lit ou rampe jusqu’au jardin pour se prélasser au soleil. Abigail a toujours vécu avec des chats. Les femmes, généralement, quand elles sont enceintes, cherchent leurs origines, leur famille. Abigail est enceinte et se met à la recherche de l’origine des chats.

Elle mène l’enquête sérieusement avec différents scientifiques. Le chat est l’animal qui contrairement au chien, descendant du loup, et au lapin, n’a pas changé son aspect physique au fur et à mesure de sa domestication. Il s’adapte selon son mode de vie. Introduit dans certaines îles pour chasser les rats et mulots, le chat a décimé des races d’oiseaux mais les rongeurs se portent toujours bien. Je vérifie tous les jours ce dernier point avec mes six chats.

Le chat porteur de la toxoplasmose transmet à tous les animaux et humains le parasite. Ce dernier vit et se reproduit dans les intestins du chat et se retrouvent dans la litière. Là est le danger.  Notre alimentation (viande crue et légumes pas rincés) et notre hygiène sont responsables de la prolifération de ce parasite dangereux pour la femme enceinte. Des études très sérieuses montrent la présence de toxoplasma dans l’environnement d’un jeune enfant qui développera une schizophrénie à l’âge adulte.

Le chat est un reproducteur hors pair et pour l’éradiquer il faudrait stériliser ou tuer plus de 90 % de son espèce.

Et ne croyez pas vivre plus longtemps parce que vous avez un chat, c’est même le contraire (Je donne raison aux scientifiques, mes chats me stressent tellement en jouant pendant que je fais le ménage que je risque l’infarctus tous les jours).

Le chat est un animal solitaire qui aime l’espace, et traîner dehors. Il peut très bien vivre dans un appartement, mais attention aux fenêtres.

Il n’aime pas ses congénères et si là encore il peut s’adapter, sachez-le, il préfère être seul dans un foyer.

Le chat frustré et malheureux peut devenir agressif. Ce n’est ni un jouet, ni une peluche, il a des dents, des crocs et s’il vit très bien avec les humains, il ne faut pas pousser le bouchon Maurice !

Abigail a un style efficace de journaliste et un humour décapant qui rend son enquête passionnante.

Bien sûr pour lire cette histoire, il vaut mieux aimer ces poilus.

Un grand merci à Melissa du service presse des Éditions Albin Michel

 

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Dans les angles morts

 

Dans les angles morts par Brundage

 

 

 

Elizabeth Brundage

ISBN : 2253258296

Éditeur : LE LIVRE DE POCHE (02/01/2019)



4ème de couverture :

Fin février 1979, Chosen, petite ville étriquée et appauvrie, en passe d’être repeuplée par de riches New-Yorkais. George Clare rentre chez lui et trouve sa femme assassinée. Leur fille de trois ans, seule dans sa chambre, est saine et sauve. Pour le shérif Travis Lawton, George est le premier suspect. Huit mois plus tôt, le couple avait acheté la ferme des Hale pour une bouchée de pain, George omettant de dire à sa femme que les anciens propriétaires, acculés par les dettes, s’y étaient suicidés, laissant trois orphelins, Eddy, Wade et Cole. Dans les angles morts est aussi l’histoire des frères Hale, et celle de la maison de leur enfance.

 

Extraits :

"On ne peut pas savoir. Dans la vie. D'une minute à l'autre. On ne sait pas, on ne peut pas prévoir."

"Elle disait que la plupart des gens ont bon fond, et que c'était ça qui comptait. On doit leur donner la possibilité de le montrer avait-elle coutume de dire. Certaines personnes ont besoin de plus de temps, c'est tout."

 

"C'étaient les petites choses, elle le savait, qui donnaient un sens à la vie."

 

"La pièce sentait la crasse, la cigarette et autre chose, peut-être le malheur."

 

"Parce que dans sa vie elle était quelqu’un qui donnait. Donnait sans prendre, et sans jamais rien demander."

 

"On devait vivre avec les choix qu’on faisait. On devait vivre avec ses erreurs."

 

Mon avis :

Il y a bien longtemps qu’un livre n’avait pas retenu mon attention à ce point. J’ai dévoré cette histoire en quelques jours, complètement happée, presque hypnotisée.

C’est une époque où les fermiers sont obligés de vendre leurs troupeaux, où les banques saisissent ce qu’il reste, les fermes.

Une ferme, agréable à regarder, mais laissée à l’abandon, achetée aux enchères, pour trois fois rien, par un couple new yorkais, Georges et Catherine,  attirés par l’attrait d’une vie meilleure à la campagne. Campagne où le climat est rude.

Quelques mois plus tard, Catherine est morte, assassinée, aucun doute la-dessus. Son mari retrouve son cadavre dans leur chambre. Leur petite fille de trois ans a passé la journée avec sa mère morte.

Le policier de cette petite ville a déjà ses convictions et il mène l’enquête cherchant des preuves.

L’auteure nous fait remonter dans le passé de ce couple mais aussi dans celui des trois frères Hale qui ont aidés Georges et Catherine à rénover la maison.

Pourtant ces trois frères , dont les parents ont préféré se suicider plutôt que de faire face au désastre, vivaient peu de temps auparavant dans cette maison.

Et cette maison que certains disent hantée, que d’autres déclarent maudite, qu'a t-elle à voir dans tout ça ?

Des portraits de famille, des organisations de vie, où les femmes sont encore dominées d’une certaine façon par leur mari, où leurs choix et leurs contraintes façonnent leur avenir et celui de leurs enfants. Le malheur inexorable raconté d’une façon magistrale.

Elizabeth Brundage reprend dignement le flambeau de Steinbeck, son écriture est sensible et flamboyante.

Merci à Masse critique de Babelio et au Livre de poche

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J'ai encore menti !

 

 

Gilles Legardinier

ISBN : B07JH8WH6F

Éditeur : GALLIMARD (31/10/2018)





4ème de couverture :

Laura se pose beaucoup de questions. Comment réussir sa vie? Est-il possible de manger tout ce que l’on aime sans prendre dix kilos? Comment trouver l’amour? Trop de doutes pour être heureuse, trop d’envies pour se contenter du banal. Jusqu’au jour où un accident va complètement effacer sa mémoire.

La voilà à nouveau débutante face à la vie, obligée de tout redécouvrir : les bonbons, les soutiens-gorges, les garçons, l’électricité et les lois qui gouvernent l’univers… Libérée des a priori, portée par un coeur affamé et un cerveau qui se cherche, Laura entame une aventure unique et hilarante. En ne sachant plus rien, elle a peut-être enfin une chance de devenir elle-même.

 

Extraits :

“Je n'ai jamais aimé être dehors à l'heure où l'obscurité finit par triompher du jour. L'arrivée du crépuscule exacerbe les solitudes, accentue les vides. J'en ai quelques-uns dans mon existence.”

“On ment aussi souvent pour garder la tête hors de l'eau.”

 

“Je n'ai jamais eu envie de mourir mais je me suis constamment demandé comment vivre.”


“Après un entraînement de combattant d'élite, après une immersion dans les rayons confiserie sans gilet pare-balles et dans les rayons cosmétiques sans estime de moi-même, je suis au taquet.”


“Les imprévus pèseront toujours plus lourd sur votre destin que tout ce que vous pourrez organiser.”


“Les autres savent qui vous êtes souvent mieux que vous-mêmes, et s'ils vous acceptent, vous n'avez plus besoin de douter de vous. Vous pouvez exister.”


“J’ai l’impression d’être piégée de partout. Au travail, dans ma vie, dans mon appart, dans ma solitude.”

 

Mon avis :

J’ai quelques point communs avec Laura : je travaille dans un centre social et je vois le meilleur en chaque personne avec des yeux d’enfant naïve. Par contre je n’ai pas Amour pour me défendre dans le cadre de mon travail et les agressions verbales sont nombreuses, les menaces encore plus…

Laura a un accident de poney et redécouvre la vie avec des yeux d’enfant. Elle doit tout réapprendre : les gestes de la vie quotidienne mais aussi les règles de vie en société.

Si faire les courses, réapprendre à cuisiner, à manger, à s’habiller l'amusent, ce qu’elle découvre pour le reste la sidère. Comment trouver un sens à sa vie dans ce monde?

Elle doit faire confiance mais se méfier en même temps, aider des gens qui sont dans le besoin mais faire face à certains plus que belliqueux, ne plus se faire abuser par un homme.

Bref Laura vit de belles choses mais doit se protéger. Ses amies sont présentes, ses frères aussi et elle renoue avec son père et sa belle-mère.

Le médecin qui la suit dans sa rééducation lui révèle quelques petits secrets sur la mémoire et les souvenirs, ce qui aidera Laura à faire la part des choses et à chercher le principal.

Certes c’est un livre bourré de bons sentiments avec des scènes cocasses mais il révèle aussi une fêlure, une réalité. Nous sommes tous à la recherche d’un monde meilleur, d’un sens à notre vie.

 

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Le bonheur d'être leader

 

 Le bonheur d'être leader par Ben-shahar

 

Tal Ben-shaharAngus Ridgway

ISBN : 2807320961

Éditeur : DE BOECK SUP (30/10/2018)

 

4ème de couverture :

Si vous vous sentez comme la plupart des acteurs de ce monde du travail hyper-connecté et toujours plus exigeant, cela fait belle lurette que vous n’éprouvez plus de plaisir à ce que vous faites. Si votre vie professionnelle en souffre, votre vie personnelle aussi payé un lourd tribut.

La bonne nouvelle , c’est qu’il ne doit pas forcément en aller ainsi ! vous pouvez faire renaître votre passion pour la vie et votre travail, afin de vous épanouir et de réussir comme vous le méritez. Ce livre vous montre comment y arriver.



Extraits :

“Le problème avec la psychologie positive est qu'elle est trop souvent confondue avec la pensée positive. Il faut les distinguer strictement.”

(Préface p. 13 Fabrice Midal)

“Pour prospérer dans le monde actuel, chacun - et pas seulement le leader désigné - doit être polyvalent pour naviguer aisément entre différents départements, différentes offres, différents sites géographiques.”

Trouver cette zone idéale où les atouts performance et passion se rejoignent, c'est trouver là où on a le plus de chance de donner tout son potentiel et de se sentir bien.”

“Dans le monde actuel, où le changement est constant, seuls pourront survivre et s'épanouir ceux qui cultivent la capacité à s'adapter constamment, à progresser avec leur époque, ou à être en avance sur leur temps.”

“La clé de la performance , c'était la gestion de l'énergie, pas du temps.”

“Il n’est pas toujours facile d’être soi-même. Vouloir plaire aux autres;, maintenir son autorité, les exigences du poste, les pressions des supérieurs, tout cela peut empêcher d’être authentique.Il faut de l’assurance et du courage pour faire confiance à sa boussole interne.”

 

Mon avis :

Dès les premières pages j’ai adhéré au concept qui s’adresse plutôt à des chefs d’équipe mais que chaque personne peut s’approprier. Les auteurs font preuve de bon sens en s’appuyant sur des exercices de psychologie positive.

Je suis la première à être connectée ordinateur, téléphone portable, une dizaine d’applications ouvertes dans le cerveau, répondant à un texto, en regardant le planning sur l’ordinateur, le tout en écoutant (ou pas) un collègue me parler. Et si, quand ce collègue vient me parler je posais mon portable, me détournais de l’ordinateur, stoppais mes pensées diverses pour l’écouter réellement en le regardant. Lui accorder quelques minutes, sans rien faire d’autre.

Même en réunion d’équipe, faite pour nous et nos soucis de la semaine, on arrive à faire autre chose, tout en écoutant les cadres et les collègues.

Je me suis dit aussi que la Directrice de l’agence  avait : soit lu le livre, soit adopté cette attitude de bon leader grâce à sa personnalité.

Regarder les gens nous parler, les écouter avec attention, les valoriser, reconnaître leurs efforts pour un dossier difficile, est-ce si difficile ?

Les espaces de travail ouverts ressemblant à des boxes ne facilitent pas une compréhension mutuelle et  la tolérance. Mais devons-nous abandonner pour autant un minimum de politesse dans cette guerre du travail ?

Plutôt que de subir, les auteurs nous proposent de nous servir de nos points forts pour travailler. Et cela change tout. D’avoir une bonne hygiène de vie et surtout de pouvoir se poser et se reposer après une période de stress. Juste des conseils de bons sens que tout le monde a oublié ou presque.

Alors pour prendre ou reprendre de bonnes habitudes pour vivre et non plus subir sa journée de travail, il faut installer des habitudes, des rituels, comme font les montagnards pour supporter l’hiver et le manque de lumière.

J’ai apprécié ce guide et même si je ne suis pas un leader il va m’aider pour diriger ma vie professionnelle et personnelle de façon beaucoup plus positive.

 

Merci aux Editions DeBoeckSup et à Masse critique de Babelio.

 

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Sauve-toi, la vie t'appelle.

Sauve-toi, la vie t'appelle par Cyrulnik

 

Boris Cyrulnik

ISBN : 2738131182

Éditeur : ODILE JACOB (03/04/2014)

 

4ème de couverture :

"Lors de ma première naissance, je n'étais pas là. Mon corps est venu au monde le 26 juillet 1937 à Bordeaux. On me l'a dit. Je suis bien obligé d'y croire puisque je n'en ai aucun souvenir.

Ma seconde naissance, elle, est en pleine mémoire. Une nuit, j'ai été arrêté par des hommes armés qui entouraient mon lit.

Ils venaient me chercher pour me mettre à mort. Mon histoire est née cette nuit là."

C'est cette histoire bouleversante que Boris Cyrulnik nous raconte pour la première fois en détail dans ce livre où l'émotion du survivant se conjugue au talent de l'écrivain, où le récit tragique se mêle à la construction de la mémoire, où l'évocation intime d'une enfance fracassée par la guerre exalte la volonté de surmonter le malheur et de répondre à l'appel de la vie.

Une histoire poignante, hors du commun, qui retentit profondément en chacun d'entre nous.

 

Extraits :

"On se sent tellement mieux quand on se tait."

"Aucune histoire n'est innocente. Raconter, c'est se mettre en danger. Se taire, c'est s'isoler."

"J'avais arrangé mes souvenirs pour les supporter sans angoisse."

"La première conséquence d’une désorganisation du milieu autour d’un enfant, c’est qu’il devient incapable d’ordonner sa propre représentation du temps."

 

Mon avis :

L’auteur se sert de son enfance et du traumatisme vécu pour expliquer le mécanisme du cerveau de l’enfant.

Il explique le départ de son père, l’abandon de sa mère un jour avant l’arrestation de celle-ci, les différents refuges, les fuites, puis la reconstruction ou du moins celle que les adultes essaient de lui apporter après la guerre.

Mais ces souvenirs que l’auteur nous raconte sont-ils le reflet de la réalité ? Un enfant a besoin d’arranger certains souvenirs, pour les supporter sans angoisse, c’est sa réalité, pas celle d’un autre. Chaque événement inscrit dans la mémoire constitue un élément de la chimère de soi.

Cet enfant qui a connu l’horreur, a plus été traumatisé sur l’après par l'indifférence des adultes chargés de s'occuper de lui.

Il apprendra à se taire pour se sentir mieux et à parler pour se taire. Tout vaut mieux que raconter car c’est se mettre en danger.

Ce récit est bouleversant et pourtant si tendre. C’est un condensé d’espoir pour tous les enfants, victimes de la guerre, de l'indifférence, des adultes. Un enfant a besoin d’être entouré, écouté, aimé, par ses parents si possible, par des adultes bienveillants sinon.

 

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Best love Rosie

 

Best love Rosie par O'Faolain

Nuala O'Faolain

Judith Roze (Traducteur)

ISBN : 2848050675

Éditeur : SABINE WESPIESER (25/08/2008)




4ème de couverture :

Dans ce roman lumineux, Nuala O'Faolain met en scène une femme généreuse, tourmentée et attachante, qui fait siennes toutes les interrogations de l'écrivain. Best love Rosie est un grand livre sur l'âge, la solitude, l'exil, le sentiment maternel et les chimères de l'amour.

Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie décide de rentrer à Dublin pour s'occuper de Min, la vieille tante qui l'a élevée. Rien n'a changé dans le quartier populaire où elle a grandi, et la cohabitation avec Min, dépressive et alcoolique, n'a rien d'exaltant. En feuilletant pour sa tante des ouvrages de développement personnel, l'idée vient à Rosie de s'occuper utilement en rédigeant un manuel pour les plus de cinquante ans. Sa seule relation dans l'édition vivant aux États-Unis, elle se frottera, non sans heurts, au marché américain...

Le roman s'emballe quand Rosie voit débarquer à New York la tante Min, qu'elle avait laissée, le temps d'un aller-retour, dans une maison de repos. La vieille dame est galvanisée par sa découverte de l'Amérique: elle se fait des amies, trouve un travail, et pour rien au monde ne voudrait renouer avec son ancienne vie. Encore moins pour reprendre possession de la maison de son enfance, que l'armée veut lui restituer. Rosie, elle, tombe amoureuse de ce lieu magique de la côte irlandaise, et va, dans une osmose avec la nature enchanteresse et les animaux qu'elle adopte, s'y laisser pousser des racines.

La lucidité de Nuala O'Faolain, sa tendresse pour ses personnages, font merveille une fois de plus dans ce livre, où l'on suit avec jubilation souvent, le cœur serré parfois, les tribulations de ces deux femmes que lie toute la complexité d'un amour maternel qui ne dit pas son nom.

 

Extraits :

“Mais il y a de la cruauté dans la haine de soi si elle vous gâche l'existence.”

 

“Puis je songeais avec angoisse, que de toute façon, personne ne vous regardait jamais.”

“Les gens meurent de solitude tous les jours.”

 

“Tenir bon est en soi une source de satisfaction.”

 

“C'est ton opinion de toi-même qui rend ta vie grande ou petite.”

 

“Ne vous lamentez pas si la vie est injuste envers vous. Il n'y a pas de justice.”



Mon avis :

J’ai lu cette histoire, une première fois,  il y a huit ans et c’était devenu mon livre préféré. Je l’avais rangé au fond de la bibliothèque pour ne pas le prêter. Je savais qu’un jour je reviendrais vers ce livre. J’ai maintenant l’âge de Rosie (il faut lire ce livre pour le connaître !) et J’ai retrouvé le même bonheur en sa compagnie. L'introspection, l’autodérision, l’amitié fidèle et sincère et une certaine acceptation de son destin tout en essayant de l’améliorer. Voici mon avis de 2011 :

 

C'est une histoire tendre, émouvante, sensible et drôle. Merci Nuala, Rosie est devenue ma meilleure amie et le restera longtemps ! On se ressemble tellement. Tout quitter pour aller s'occuper d'un être avec qui on ne s'entend pas forcément, se retrouver seule, rester là où on a trouvé un animal abandonné....Respecter et aider ses amis ou du moins essayer... Et cette introspection féroce et drôle qui amène la sérénité et l'acceptation du bonheur ! J'ai retenu, Rosie, si, si, il faut être tolérant, attraper les moments de bonheur et prendre la vie comme elle est, merci !

 

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Le berceau

 

 

Le berceau par Chesnel

 

Fanny Chesnel

ISBN : 2081451158

Éditeur : FLAMMARION (06/02/2019)

 

Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes)




4ème de couverture :

 

Joseph fabrique le berceau de sa première petite-fille, lorsqu’un coup de téléphone l’interrompt. Un crash d’avion : son fils dedans, son gendre aussi. Et la petite alors ? Sauve, bien vivante ! Prête à naître, car grandissant dans le ventre d’une mère porteuse canadienne choisie par le couple homosexuel. Joseph n’a jamais foutu les pieds hors de sa Normandie natale , il a passé sa vie dans une ferme, vendu ses vaches, enterré sa femme : il n’a plus que cette enfant en tête. Alors, il part. A la rencontre de la minuscule promesse qui prolonge l’existence de son fils. A la rencontre de la jeune étrangère, farouche et indomptable, qui la couve. Rien n’est simple dans cette histoire, mais il se lance à plein régime, dans une réinvention audacieuse et poignante de la famille contemporaine.



Extraits :

 

“Il y a un silence. On ignore pourquoi. Cette hésitation mesquine. Un rond de jambe au malheur. Alors qu'à ce moment précis, on a déjà compris que ce temps mort pue le drame, inutile de languir.”

 

“C'est étrange comme la réalité se tord parfois.”

 

“Quelle que soit la région où l'on se débat, on dispose d'un arsenal de formules pour s'assurer que personne ne restera sans se revoir, que le coeur ne lâchera pas en route et que l'avenir est aussi prédictible que nous le décrétons.”

 

“L’accepter prend du temps. Mais l’admettre est essentiel.”



Mon avis :

 

Joseph n’a pas hésité une seconde malgré la perte de son fils et son deuil en cours. Paysan normand, profondément attaché à sa terre et n’ayant jamais voyagé, il ira coûte que coûte, rejoindre cette petite fille en cours de fabrication dans le ventre d’une mère porteuse. Les autres grands-parents ne sont pas intéressés par cette vie future.

Joseph se remémore l’enfance d’emmanuel ce fils tant aimé qu’il ne comprenait pas mais admirait tellement. Ce gars qui lui ressemblait tant physiquement et si peu moralement. Il pense aussi à Marie-France sa moitié, qui est morte.

Joseph agit et pense, l’un n’empêche pas l’autre. Sa rencontre avec la mère porteuse commence mal. Heureusement cette dernière parle français.

Je suis rentrée immédiatement dans la vie de Joseph, ce bonhomme bien dans sa peau, qui ne juge pas, acceptant les choix des autres. Aude sa fille est comme lui, elle pardonne aux faibles et surnage dans le chaos. Ils font une équipe de choc, ces deux-là et heureusement.

C’est une histoire qui paraît facile mais attention à l'ascenseur des émotions. Je ne peux dévoiler plus de cette belle histoire de résilience. Laissez-vous emporter dans la vie de Joseph, elle est loin d’être monotone.

Merci à Babelio et son masse critique et les Éditions Flammarion

 

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État d’ivresse

 

État d'ivresse par Michelis

 

 

 

Denis Michelis

ISBN : 2882505507

Éditeur : NOIR SUR BLANC (03/01/2019)

 

4ème de couverture :

La mère d’un adolescent, en état d’ivresse du matin au soir, se trouve en permanence en errance et dans un décalage absolu avec la réalité qui l’entoure. Épouse d’un homme absent, incapable d’admettre sa déchéance et plus encore de se confronter au monde réel, elle s’enferme dans sa bulle qui pourtant menace de lui éclater au nez. État d’ivresse brosse le portrait d’une femme brisée qui, en s’abîmant dans l’alcool, se fait violence à elle-même.

 

Extraits :

“C'est important l'ironie, ça vous permet de tenir debout.”

“Peu à peu, je me laisse envahir par une exquise  fraîcheur, la rumeur du dehors a cessé, les reproches, les critiques, les regards en coin à chacun de mes gestes, à chacune de mes paroles, tout cela disparaît dans le grand tourbillon.”

“Je continue ma course même si cette course me semble perdue d’avance.”

 

Mon avis :

Dès la première page je suis rentrée dans la vie de cette femme, ou plutôt dans son cerveau embrumé par l’alcool. Désorientée dès le matin, ses journées passent dans la recherche d’équilibre pour la recherche des bouteilles d’alcool et une petite voix qui lui parle. Elle se raconte des histoires, nie son état et ne cherche absolument pas à s’en sortir. Sa vie, pourtant tourne autour de son fils, cet adolescent inquiet pour sa mère. Il lui demande des comptes, en vain, essaie de la raisonner, fait les courses et prépare à manger. Mais surtout il fuit la maison, il fuit sa mère, dort chez ses amis et en l’absence de son père, la responsabilité de surveiller et veiller sur sa mère est bien trop lourde pour lui. Cette mère qui passe ses journées en robe de chambre, sans se laver, devant son verre tulipe ou sa bouteille de lait remplie d’alcool. Elle surveille sa voisine aussi, son ancienne amie, presque du harcèlement. Elle lui emprunte sa voiture, pourtant, mentant au sujet de son fils et partant s’acheter des munitions, pardon je voulais dire de l’alcool au supermarché. Pourtant elle n’a plus de permis de conduire. Son mari lui a pris la voiture. Elle ment, s’enfonce encore plus au fond du gouffre, se fâche quand on lui parle de sa dépendance et je pense volontiers qu’elle pourrait devenir violente. Elle se noie dans l’alcool comme elle essaye de se noyer dans sa baignoire, les rares fois où son fils lui donne l’ordre de se laver.

Que s’est-il passé dans la vie de cette femme qui avait tout pour être heureuse ? Est-ce une farce de la vie de devenir alcoolique alors que son métier est de rédiger des articles sur le bien-être dans un magazine de psychologie ?

Entre deux pensées avinées, cette femmes nous donne des pistes, pense que son mari va habiter chez la voisine avec son fils, nous parle du jour où tout a basculé et pense que nos existences ne basculent pas mais se délitent peu à peu, qu’il n’y a ni avant ni après. Elle se dit aussi que l’espoir épuise, qu’il nous ronge de l’intérieur.

L’auteur brouille les pistes brillamment , attaque la maternité, la filiation, la famille, le couple, la femme, impossible de démêler le vrai du faux, les pensées de cette femme et la réalité.

J’ai manqué d’air et d’équilibre avec cette femme et malgré tous les mensonges et les horreurs de sa vie, j’ai compatis. Il ya l’alcoolisme pour arrêter le temps et le réel, il y a l’alcoolisme comme une fin, un suicide. L’alcoolisme est reconnue comme une maladie. La vision de l’intérieur est terrible. À lire d’une traite.


Merci à Babelio Masse Critique et les Editions Noir sur Blanc pour cet état d'exaltation où l'être est comme transporté hors de lui et du monde.

 

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Posté par pyrouette à 06:04 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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