09 novembre 2009
Paroles du mari
-"Marche pas ta balance, je n'ai pas maigri...." dit le jaloux
05 novembre 2009
"Eux"
4ème de couverture :"Eux", ce sont les hommes qui ont traversé la vie de Maureen Wandall et l'ont marquée à jamais. Le père Howard leur rend la vie infernale : renvoyé pour fraude de la police, il sombre dans l'alcool avant de mourir écrasé sous une tonne d'acier à l'usine. Jules, le grand frère tant aimé, disparaît à l'entrée de l'adolescence pour essayer de fuir le contexte familial sordide et flirte avec la pègre sans même en avoir conscience. Mais "Elles" sont-elles leurs victimes ou leurs complices dévouées? Que penser de Loretta la mère qui ne cesse d'infliger à ses filles la compagnie des hommes veules qu'elle se choisit?
Mon avis : plus de trois semaines pour lire cette histoire... Bon c'est un pavé de 633 pages, c'est vrai! C'est une chose que d'écrire un roman sur la misère, une autre de relater une histoire vraie avec retenue et vérité. Des mères comme Loretta qui ne savent pas protéger leurs enfants, je les connais....Où plutôt je les respire, les sens, avec leurs odeurs différentes, leur air de ne pas y toucher, femmes enfants ou femmes fatales, parfois les deux la plupart du temps, irresponsables mais ça ne se voit pas toujours....Egoïstes toujours! A les entendre elles se sacrifient.... Bref un thème qui me tient à coeur et une histoire dramatique mais trop longue dans les descriptions.
Extrait : "Depuis la raclée de Maureen en avril, l'arrestation de Furlong et les différentes étapes du divorce, Loretta avait changé : elle avait en permanence un air égaré. Parfois, pensait Jules, elle paraissait presque intelligente, comme si cette souffrance lui avait appris quelque chose. Il se pencha contre la table et posa son menton dans ses mains. Energique partout ailleurs, il se sentait las et vieux en présence de sa mère. Il avait l'impression de vieillir peu à peu tandis qu'elle conservait le même âge ;"
31 octobre 2009
"Belle-Mère"
4ème de couverture : Par une petite annonce du "Chasseur Français", Eudoxie, quarante-sept ans, rencontre et bientôt épouse, Armand sexagénaire, veuf comme elle, flanqué de Lucien, son fils - trente ans passés, taciturne, sauvage, peut être même à moitié fou. Et voici qu'elle s'installe dans le modeste pavillon du Meudon Val-FleuryVal-Fleury où habitent les deux hommes....Deux? Pas pour longtemps. la guerre qui survient est fatale à Armand : il laisse à Eudoxie la charge de l'encombrant beau-fils dont elle n'a que faire - avec lequel, cependant, elle va tenter de vivre...Mon avis : J'ai aimé ce petit livre qui se lit en quelques heures. L'auteur fait mourir Armand, le mari, assez vite, pendant la guerre, et nous entrons dans l'histoire, la vraie : celle d'une femme qui a le choix de laisser pourrir son beau fils en hôpital psychiatrique, et du coup s'en débarrasser, où le faire sortir et vivre avec lui, apprendre à la connaître, avec ses différences (et oui Sév, je cultive!), ses lubies, sa "folie". Aujourd'hui, les médecins diraient de Lucien qu'il était autiste...Peut être, peut être pas....Mais à cette époque, on acceptait plus facilement les autres. Alors ces deux là vont cohabiter pendant plus de trente ans, apprendre à se connaître, se respecter. Le troisième âge savoureux comme il devrait être, des gens simples, heureux. J'avoue que quand Eudoxie a eu 94 ans, j'ai arrêté de compter les années et son âge mais je crois que j'étais arrivée presque à la fin de l'histoire. Un bonheur simple jusqu'à la fin. A lire en fin d'après midi, à la tombée du jour...
Extrait : "12 février 1982. Pour mes quatre vingt quatorze ans Lucien m'a offert un châle en laine des pyrénées, très chaud. Il l'avait commandé à la redoute, le colis est arrivé à temps. M. Poirier m'a apporté des roses, Pierrette une grande boite de chocolat, Lucien en a déjà mangé la moitié. Je suis gâtée, Pierrette insiste à nouveau pour le placement."
28 octobre 2009
Sur la plage de Chesil
4ème de couverture : "Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels étaient manifestement impossible... Le soir de leur mariage, Edward Maythew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans Angleterre d'avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas facilement de ses inhibitions et du poids du passé. les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu. Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l'alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l'ambiguïté et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie."
Mon avis : ce livre était disponible dans la bibliothèque de ma ville, un véritable miracle! Il se lit très vite, mais c'est le style de l'auteur : direct. L'histoire tourne autour de cette lune de miel, un fiasco, avec des pauses "retour vers le passé". Alors moi je me pose la question : est-on obligé de passer par le sexe quand on aime? est ce vraiment naturel où simplement imposé par le poids de la société? Se marier, faire l'amour, prendre obligatoirement du plaisir, puis faire des enfants et vieillir mais le tout vite en bien ficelé... Peut on être différent que ce soit en 1962 où de nos jours? Peut on prendre son temps tout simplement? Ce livre est très dérangeant, certes, mais j'ai adoré la fin! Chaque histoire a sa morale, foi de Pyrouette!
Extrait : " Lorsqu'il pensait à elle, il n'en revenait pas d'avoir pu laisser partir cette jeune femme et son violon. A présent, bien sûr, il se rendait compte que sa proposition de s'effacer pour lui laisser sa liberté était assez insensée. Elle voulait juste avoir la certitude qu'il l'aimait, être rassurée, l'entendre dire que rien ne pressait puisqu'ils avaient la vie devant eux."
22 octobre 2009
Si vous avez du courage...parce que les vieux c'est pas nous!
Vous regarderez cette interview jusqu'au bout....Parce que bientôt ce sera vous, que vous le vouliez ou non!
je ne vous gâche pas le week end, c'est jeudi.
extrait :
"J'étais plus heureuse à Auswitch, parce que à Auswitch on pensait qu'on allait s'en sortir..."
Edit du matin : ma fille qui mène le combat avec moi a écrit ce texte. Je ne peux pas parler encore de ce qu'a subit ma tante, alors je lui laisse la parole :
Un aide soigant parle en interview de son livre "les vieux c'est pas nous", il explique ce qu'il se passe dans les maisons de retraite de France.
je tiens l'info de ma mamoune et je la partage. A mon sens c'est important, même si en général "on ne veut pas savoir", c'est un peu tabou, on se voile pas mal la face.
Alors c'est aussi une façon de dénoncer la mort de ma grand tante il y quelques semaines, de dénoncer la façon dont on traite "les vieux", dans une société ou on s'en fiche de tout sauf du fric.
-->Sondée de force, coincée entre deux tables, pas de contact humain, pas de dessous dignes... Et toute sa tête pourtant... Ca c'est les derniers jours d'une personne chère à mon coeur et ça ça met la haine, comme l'a dit ma mère à l'église : "son dernier combat, mais le plus dur..." C'est lamentable d'en arriver là et de finir comme ça.
Et je pense à ceux qui n'ont personne...
Toutes les maisons de retraite ne sont pas comme ça, celle ou j'ai fait un stage et des remplacements est bien. Ca en fait une sur quelques villes, car les autres sont déplorables, récentes ou pas.
citation d'une personne extraite du livre : "Moi j'étais plus heureuse à auswitch, parce que à auswitch on pensait qu'on allait s'en sortir..."
Ma grand mère est pétrifiée à l'idée d'aller un jour en maison de retraite ou médicalisée et s'énerve régulièrement après moi quand elle voit vers quoi je me dirige au point de vue scolaire et carrière. Elle ne veut pas que je vois ça, mais faut bien qu'il y ait des gens que ça touche et qui se bougent un peu pour les "vieux" des autres. Et puis j'ai déjà vu...
Mon truc de base c'est plus la rééducation et les blocs opératoires mais l'avenir c'est le maintien à domicile des personnes âgées et pour ça il faut former de personnel, avec les perspectives d'emplois et de nouvelles filières que ça implique. C'est pas la cotation en bourse...
Alors je n'en ferais peut être pas ma spécialistaion mais en tout cas je ferai quelque chose pour que ça change ça c'est sûr.
Si vous voulez voir l'interview cliquez sur le lien, toutes les vérités ne sont pas bonnes à savoir mais je trouve ça bien de savoir ce qu'il en est car ce n'est pas une minorité, c'est tout le contraire...
Je trouve intolérable qu'on maltraite des animaux, des enfants mais aussi des personnes âgées, bref des êtres vivants sans défense.
Calà dit l'interview n'a rien de morbide, c'est juste des anecdotes et des faits, c'est juste bon à savoir.
14 octobre 2009
Hommage à ma tante
Dans nos souvenirs....
Tu seras là, nous attendant en souriant, devant la porte de ta maison, le regard pétillant.
Il y aura cette assiette toujours trop bien remplie, passage obligé de ton amour pour nous.
Le jardin toujours fleuri, la cabane de Flora et le potager.
Jamais de paroles ou de gestes inutiles, juste l'essentiel, mais toujours, cette main tendue vers celui ou celle qui en avait besoin.
Dans nos coeurs...
Les bons moments et les derniers, les plus pénibles, mais ce tout fait partie de ta vie.
Nous sommes réunis aujourd'hui pour t'accompagner sur le chemin qui te mènera vers un autre monde, certainement meilleur, de paix et de sérénité.
Tu as mérité le repos du guerrier, ton dernier combat a été le plus difficile.
Ce n'est qu'un au revoir, Tata, nous nous retrouverons quand Dieu le décidera.
06 octobre 2009
Les vagues qui font du bien.
J'étais là ce matin, au milieu des vagues.... Et comme les bons moments se partagent, j'y ai entrainé ma copine Gaby, agée de 75 ans, cette dernière a autant ri que moi! C'était génial!
et non, même pas froid, il fait encore très chaud ici.
04 octobre 2009
Qui frappe à la porte?
Samedi après midi on a frappé à la porte! Pas l'habitude.... Généralement les gens rentrent directement dans la maison. Allongée sur le canapé, couvant un virus à la noix, je me suis levée légèrement étonnée. J'ouvre la porte et là qui je vois? Alec!!!! Mais si Alec, vous la connaissez, elle partage avec nous ses recettes de cuisine, fait de la couture, lit et cours tout le temps, si je vous dis regardez : lepaysdalec. Alors vous voyez?
Dans la semaine ses macarons m'avaient fait de l'oeil, je sentais l'odeur de la maison.....
Puis j'avais vu un tissu très gai, printanier, de jolies couleurs......
Mais j'avais perdu au concours de son bloganniversaire.... C'est Sylvie qui a gagné! comme je ne suis pas mauvaise perdante je vous invite à visiter son blog, mais surtout allez y le ventre plein autrement c'est l'enfer, toutes ses bonnes recettes vous poussent à la boulimie! stellatagarden. Félicitations Sylvie!
Bref je vois la bonne bouille d'Alec et je suis super contente. C'est une jeune femme adorable. Et en plus elle m'amène des cadeaux! J'ai eu droit à des lots de consolation et quels lots! Les macarons sentent trop bons et ils sont parfaits. La petite trousse aux jolies couleurs printanières est déjà dans mon sac et la pochette qui emballait le tout est parfaite pour contenir les livres de poche qui me suivent à l'hôpital ou dans les salles d'attente des incompétents!
Nous avons bu un thé, papoté puis Alec est repartie.
Merci Alec
30 septembre 2009
Les heures souterraines
4ème de couverture : Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre, sans aucun bruit.
Mon avis : C'est une histoire, ou plutôt deux histoires qui se lisent d'une traite. Avec Mathilde, je me suis noyée, la descente n'en finissait pas, les mots sont justes, percutants, comme un coup de poing dans la poitrine, l'angoisse au ventre, la culpabilité, les questions, la fatigue....La solitude...Ce qu'on appelle dans notre société moderne le harcèlement moral. L'histoire de Thibault me permettait de reprendre mon souffle, pourtant il souffre cet homme mais ça vient de lui, pas d'un intervenant extérieur, il aime mais mal et voudrait être aimé parfaitement, alors j'étais moins touchée par sa solitude qui est pourtant bien réelle...Puis je repartais dans la descente aux enfers de Mathilde. C'est un livre sublime, effroyable, divin. Ces heures souterraines, nous les connaissons tous un jour ou l'autre. L'écriture de Delphine de Vigan permet se s'approprier ou non ces histoires.
Quelques extraits :
" On ne peut pas obliger les autres à vous aimer. Voilà ce qu'il se répète à lui-même, pour asseoir son propre renoncement. En d'autres temps, peut être, il se serait battu. Mais plus maintenant. Il est trop fatigué."
"C'est la nuit, la nuit d'avant ce jour attendu malgré elle, il est quatre heures du matin. Mathilde sait qu'elle ne se rendormira pas, elle connaît le scénario par coeur, les positions qu'elle va adopter l'une après l'autre, la respiration qu'elle tentera d'apaiser, l'oreiller qu'elle calera sous sa nuque. Et puis elle finira par allumer la lumière, prendra un livre auquel elle ne parviendra pas à s'intéresser, elle regardera les dessins de ses enfants accrochés aux murs, pour ne pas penser, ne pas anticiper la journée,
ne pas se voir descendre du train,
ne pas se voir dire bonjour avec l'envie de hurler,
ne pas se voir rentrer dans l'ascenseur,
ne pas se voir avancer à pas feutrés sur la moquette grise,
ne pas se voir assise derrière ce bureau."
Le mercredi, tout est permis
Quand Pyrouette a reçu, hier, un mail de son patron lui signifiant le refus de sa prolongation d'arrêt de travail, à cause d'une rature....Alors que le CPAM l'a enregistrée, elle s'est dit qu'il valait mieux ne pas regarder son horoscope de la semaine.....
Quand Pyrouette s'est levée ce matin, qu'elle a fait tomber le rouleau entier de papier-toilette dans l'eau des wc, quand elle a mis par terre, devant Démon le chat, son bol de café au lait et qu'elle s'est attablée devant l'assiette de poisson, elle a compris!
Elle est partie se recoucher pour une durée indéterminée!







