la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

06 septembre 2010

"la vie d'une autre"

4ème de couverture : « Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d'amour et le lendemain... Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse... Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l'homme qu'elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l'enquêtrice de la vie d'une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C'est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l'amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l'existence. »

Extraits :

"C'est difficile de vivre un quotidien normal quand on a pris connaissance d'une mise en danger permanente de ses émotions."

"Explique moi la différence que tu fais entre un instant que tu as réellement vécu et un autre instant  que tu as pu désirersans le vivre. Il devient ensuite un souvenir ou, si tu ne l'as pas vécu, c'est un regret."

"Quand nous ne pouvons plus rien maîtriser des sentiments, des émotions qui nous arrivent, quand des forces extérieures rencontrent nos gouffres intérieurs, nous mourons ou nous devenons fous. Nous avons suicidés l'intérieur et, vus de l'extérieur, nous sommes fous..."

"Ce qui m'effraie, c'est le manque d'appartenance à la vie."

"Tu n'es pas ce que tu es . Tu es en devenir". (Sartre)

"Ce qu'on écoute entre les sons, ce sont les silences qui servent à entendre les pensées. C'est la raison pour laquelle, dans la vie courante, nous avons peur du silence et nous le comblons sans cesse. L'ombre c'est la mémoire."

"décidément j'excelle dans l'art de mentir à tout le monde et cet engrenage ne ma plaît qu'à moitié, mais comment pourrai-je faire autrement quand de toute façon je mens sur tout le reste ?

"La femme que je suis devenue, celle qui a changé, qui a perdu sa raison de vivre et d'aimer ? Une inconnue dont je ne voulais plus, et que je n'ai pas su tuer autrement qu'en l'éliminant de ma vie, elle et ses années d'errance."

"Par ailleurs et c'est nouveau pour moi, il faut que je fasse confiance à quelqu'un en quelques secondes, juste en me basant sur l'instinct et l'instant. je dois me faire confiance, en quelque sorte..."

"Le chagrin est une blessure qui demande à saigner pour pouvoir guérir."

"J'ai peur.... Peur de parler ou de ne rien dire ? Je ne sais pas. je crois que maintenant c'est pareil.'

"En résumé, je pourrais dire : je vais mal mais je vais bien. Et si ce n'était le tourment du secret et du pourquoi, je me sens plutôt en équilibre dans ma vie. j'ai quelques sursauts de révolte parfois. Envie de me sentir seule..."

"Il ressort que je devrais mieux identifier quel est mon rapport aux autres, comment je me laisse embarquer ou non dans leur système de pensée."

"C'est l'autre celle que j'ai reniée en oubliant sa vie et ses erreurs. J'ai laissé ses manques, peut ête sa haine, ses peines de femme blessée."

"L'idée, c'est toujours de regarder ses rêves, pour le réaccorder à sa vie. Savoir ce qu'on a perdu, savoir ce qui est encore là. Qu'est ce qu'on ne donne plus et pourquoi..."

"C'est une histoire banalement triste de deux personnes qui se perdent de vue et deviennent des étrangers. J'ai l'impression que je n'ai plus envie de me battre, que tout est trop tard, trop loin. Revenir en arrière me semble difficile. Quand on est catalogué par l'autre, on est laid dans ses yeux et ça n'est pas facile à vivre, et surtout impossible à oublier."

"Je veux du bonheur et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l'empêcher d'exister. Ce qui serait plaisir devient exigeant, ce qui fut désir se mue en contrainte ; les inclinations naturelles à l'humour se coincent, quleque chose est grippé."

"Je suis un fantôme de prisonnière. Je m'évade de la vie de recluse qu'il me propose..."

"...Et je continue d'être la spectatrice attentive , mais détachée de ma propre vie. je suis l'accompagnatrice  de la vie de l'autre."

"La mélancolie   et la tristesse sont déjà le commencement du doute ; le doute  est le commencement du désespoir ; le désespoir est le commencement arrêté des différents degrés de la méchanceté."

"Mais je n'ai pas la moindre envie d'avoir des souvenirs en commun. Le souvenir c'est intime, ça ne se partage pas."

"Ecrire est un risque d'être lue et donc découverte. Ecrire est une tentation de se relire et de se découvrir : toutes les mauvaises raisons sont au rendez-vous pour repousser l'instant du recul donné par le texte. Alors je garde, je brasse mes pensées, mes peines, mes doutes.
J'attends une impulsion assez forte pour déclencher l'écriture."

"Parfois, je me demande si je suis tout à fait normale. C’est une idée qui m’effleure soudain au cours de la journée. La distance que j’ai aux choses et aux gens donne à ma solitude un caractère d’étrangeté. Ma seule référence au réel est finalement mon ancrage dans une famille et dans un environnement cotonneux. Le souvenir des autres membres de cette famille, la mienne, est le garant de ma raison."

"Jouer, c’est remonter le courant de la peur, aller à la recherche de la partie de soi qu’on ne connaît pas."

"Mais qu'est ce que cherche ? Rien de difficile ou de spécial : passer la soirée à écouter de la musique, à partager vraiment le phrasé d'un violon, l'envolée d'une harpe, ou vibrer au son d'une contrebasse. Et puis le reste : la simplicité d'une lecture, une phrase dite les yeux dans les yeux, un silence même... [...] L'absence aussi dit des choses que les êtres se cachent. [...] Tout, plutôt que le non-être, le non-recevoir, le non-dit, le non. Tout plutôt que l'anonymat soudain de deux personnes qui se côtoient et ne savent plus rien de l'autre que ses soucis quotidiens, ses rythmes intestinaux. "

Mon avis  : c'est une histoire qui ne laisse aucune femme indemne. On se retrouve forcément dans une situation, une pensée.... Peut être un rêve aussi : oublier le quotidien quand il pèse, quand on ne peut plus le supporter, ni faire face. et Pourtant Marie dans son oubli d'elle même affronte son quotidien pour retrouver sa vie, son amour, ses enfants. Un livre qui restera dans mon souvenir, un livre qui ne me quittera plus !

Posté par pyrouette à 07:55 - Commentaires [7] - Permalien [#]
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Commentaires

  • pyrouette est revenue

    sûrement une bonne lecture à lire d'un trait j'irais taquiner le rayon librairie à blois

    Posté par lecracleur, 06 septembre 2010 à 20:00
  • comme je suis contente de te relire ma Pyr.
    On dirait bien que ce livre t'a marquée en effet, tu me donne fort envie là ....
    Bisous

    Posté par domi, 06 septembre 2010 à 21:28
  • ah!!!!!!!! v'la la pyrouette!!!
    chouette!

    Posté par sev, 09 septembre 2010 à 13:27
  • je le note..... Bisous ma belle..... nan t'ai pas oubliée....

    Posté par Fafa, 09 septembre 2010 à 15:51
  • Bonjour à vous tous ! merci pour vos messages, je reviens....doucement

    Posté par pyrouette, 16 septembre 2010 à 08:01
  • c rigolo....

    ... le nombre de citations que vos avez extraites de ce roman. C'est vrai que l'on a presqu' envie de connaître chaque ligne par coeur!

    Posté par luciolelarouge, 30 septembre 2010 à 14:34
  • Ce roman est devenu un livre de chevet... que je traine partout !

    Posté par pyrouette, 01 octobre 2010 à 08:24

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