la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

04 décembre 2011

Petites pensées en Ré majeur

Il y a quelques temps, quelque mois, j’ai éprouvé le besoin et la nécessité de me retourner sur ma vie. Je ne l’avais jamais fait jusque là par manque de temps par manque d’envie, fonçant pour me construire une belle vie d’adulte. Je ne suis pas riche, j’ai toujours travaillé aimant mon travail, j’ai essayé d’être proche des enfants, la mienne et les demi-miens. Puis j’ai connu le doute et l’humiliation dans le travail, la maladie a fait son apparition et j’ai du me battre contre l’un et l’autre. Pendant cette période je me suis rappelée que j’avais été une enfant, une adolescente avec des amis, de bons amis représentant une sorte de fraternité. Je les ai cherchés et retrouvés. Mon premier amour (flirt), mon ami, mon soutien qui vit toujours avec son premier amour (c’est beau et je suis heureuse pour eux), puis les amis des cités voisines, mes voisins de classe. Ils avaient eu la même idée un an plus tôt s’étaient réunis, déjà disputés, déjà séparés…Cela ne m’a pas arrêté un instant, une minute, une seconde, trop heureuse de les voir par un réseau social interposé. Aujourd’hui je suis sceptique. Ai-je bien fait, alors que c’était carrément contraire à ma religion de vie (ne jamais faire marche arrière) ? Oui sûrement. Mais les temps ont changé. Enfants nous avions du respect pour nos amis, nous vivions tous ensemble rassemblés par nos collèges, nos cités ou nos quartiers pavillonnaires. Certains vivaient dans la misère, certains avec des parents alcooliques, certains bien pires, certains vivaient dans l’opulence. Nous étions noirs, blancs, métisses, jaunes, sangs mélangés avec bonheur. Adultes nous avons tous une vie à peu près correcte, certains ont des fins de mois difficiles, certains vivent dans l’opulence…. Mais le respect n’est plus là… Il faut prouver aux autres qu’on a réussi à tout prix, on est beau ou belle, mince, bien habillé (le diable s’habille en Prada), c’est humain ! Mais les disputes et les malentendus laissent toujours des traces si on ne peut pas s’expliquer. J’en ai trop bavé pour avoir oublié la tolérance, la liberté, la compassion, l’amitié. A l'époque, je ne comprenais pas les demi-mots, les sous-entendus, les allusions, je ne les comprends toujours pas.

 

Ceux qui ont des sentiments d’amitié intacts resteront, je suis navrée pour les autres qui sortiront d’eux même de ma vie. Je les aime tous pour ce qu’ils ont représenté dans mon enfance. Mais il est temps que je reprenne ma route, ne voulant plus m’arrêter pour des chimères, alors que je suis à la recherche d’authenticité. Je ne juge pas, personne n’a le droit de juger autrui, mais ma lutte est ailleurs. Je vais garder un excellent souvenir de tous ces visages revus avec bonheur.

 

http://www.youtube.com/watch?v=mxKMVFBPUQo   Les petits mouchoirs (C'est quoi être amis ? Vous êtes de belles personnes)

Posté par pyrouette à 10:53 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

  • amitié durable

    c'est quoi cette phrase là même les amis s'ecartent durablement depuis une quinzaine d'années c'est drôle la politique va mal ,l'amitié aussi chacun reste dans son coin avec ses aleas de vie. je revois mes copains d'ecole promo 61 et 62 deux fois par an depuis nos retrouvailles il y a 20ans c'est des amis on à se parle et revoit avec regularité. pour les autres rencontres sur mon chemin de vie aucune n'a duré pourquoi? est ce que cela vient de moi???

    Posté par lecracleur, 05 décembre 2011 à 11:50
  • Je ne pense pas que cela vienne de toi le potier. C'est plutôt la vie qui veut ça. Nous avons déjà nos propres problèmes alors pourquoi s'embêter avec ceux des autres, surtout que la société prône l'individualisme.

    Posté par pyrouette, 05 décembre 2011 à 13:51

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