la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

Un clafoutis aux tomates cerise

 

1540-1

 

 

Véronique de Bure

ISBN : 2081389061

Éditeur : FLAMMARION (22/02/2017)




4ème de couverture :

 

Lorsque Véronique de Bure prête sa voix de romancière à sa mère, Jeanne, 92 ans, cela donne Un clafoutis aux tomates cerise, le plus joli roman sur le grand âge qui soit.

Ce roman est le journal de Jeanne tenu au fil de quatre saisons : printemps, été, automne, hiver. De jour en jour elle y consigne ses humeurs, ses souvenirs, des événements minuscules et des réflexions désopilante. Jeanne vit seule dans une grande maison à la campagne et elle aime commenter les mots croisés, conduire sa petite voiture, observer Fernand et Marcelle ses voisins, les apéritifs au vin blanc avec ses amies, regarder pousser ses fleurs, remplir son congélateur, ne pas trop subir ses enfants et petits-enfants.

Plus que tout Jeanne aime la vie. Dans un va-et-vient permanent entre humour et tendresse, Un clafoutis aux tomates cerise dessine le portrait de la mère ou de la grand-mère que nous rêverions tous d’avoir et donne un sacré coup de vieux au Journal de Bridgets Jones.



Extraits :

 

"On ne s'ennuie qu'avec les autres, jamais avec soi-même."

 

"Je me rends compte que beaucoup de choses me deviennent indifférentes. On dirait qu'à mesure que la vie se rétrécit, le coeur se dessèche. Comme le reste les sentiments s'usent. Le bruit du monde ne nous parvient plus que de très loin, vague écho d'une vie qui ne nous concerne plus."

 

"Je crois qu'il y a un âge où l'on n'est plus fait pour la vie de famille."

 

"On vit au ralenti. Nos existences commencent à nous peser, nos têtes s'alourdissent de pensées sombres. Alors on laisse entrer les courants d'air, pour oublier. Peu à peu, on lâche prise."

 

"À la campagne, ne plus conduire, c’est un peu mourir. Au début, les gens se déplacent, ils viennent vous voir, et puis, peu à peu, comme ils ne vous voient plus nulle part, ils vous oublient. Alors le vide s’installe, que l’on partage avec une solitude à laquelle il va falloir s’habituer. Et la vie commence à finir."

 

Mon avis :

 

Se mettre à la place de Jeanne 92 ans et découvrir sa petite vie paisible et sereine, n’était pas difficile, plutôt plaisant.

 

Jeanne vit seule à la campagne, alors qu’elle aime la ville. Elle est arrivé là par amour pour son mari, enfin plutôt suite au décès de son beau-père. Elle ne souffre pas de la solitude, elle ne s’ennuie pas non plus quand elle est seule. Jeanne conduit, va faire ses courses dans les différents bourgs et même à la grande ville à plus de quarante kilomètres de la maison. Elle aime bien boire un apéro et jouer aux cartes avec ses amies, elle reçoit et cuisine, continue à ramasser ses légumes dans son potager. Fernand et Marcelle ses voisins la rassurent par leur présence amicale. Souvent ses enfants et petits-enfants viennent la voir pour les différentes fêtes de famille et certains weekend selon les disponibilités des uns et des autres. Ils en profitent pour faire quelque réparations et réglages des différents appareils dont Jeanne a du mal à se servir. La petite Angèle vient faire le ménage une fois par semaine le jeudi.

 

Mais voilà, les saisons passent et Jeanne fatigue. Elle aime ses enfants mais se passerait bien de leurs visites, trop de bruit, trop de monde, d’un coup. Marcelle, la voisine perd la tête et après quelques scènes drôles et bizarres aux yeux de jeanne, elle sera hospitalisée laissant Fernand désemparé. Une amie a un cancer, l’autre doit partir en maison de retraite.

Jeanne tient bon, s’accroche à ses habitudes, sa promenade, ses mots croisés, mais que l’hiver est long et froid !

 

Un excellent moment passé avec Jeanne que je retrouvais avec plaisir matin et soir. J’aimerais tellement que ma mère ressemble à Jeanne !

Un grand merci à Masse critique de Babelio et aux Éditions Flammarion pour cette découverte.

 

Ce roman sera mis en vente à partir du 22 février 2017

 

 

 

 

Posté par pyrouette à 11:21 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires

    une façon d'aborder la vieillesse qui pourrait me plaire mais trop empêtrée dans une autre version....

    Posté par Eve-Yeshe, 16 février 2017 à 13:36
    • Justement Eve, c'est une bouffée d'air frais, une représentation de la normalité, ça fait un bien fou !

      Posté par pyrouette, 18 février 2017 à 11:47
  • l'histoire de vie de ma mère qui à 98 ans pianote sur le net qui voudrait bien nous voir et quand nous sommes auprès d'elle nous brisons ses habitudes au bout de deux jours nous sommes repartis.Avec les petits enfants c'est la fête à chaque visite

    Posté par lecracleur, 16 février 2017 à 19:09
    • Quelle chance, le Potier, d'avoir une maman comme ça ! Bises

      Posté par pyrouette, 18 février 2017 à 11:47
  • Ce n'est pas mon genre d'envier quelqu'un, mais là... je reconnais envier "lecracleur"... Voilà pourquoi j'évite de rêver...
    Mais je ne résisterai pas longtemps avant de lire ce livre
    Gros bisous, Corinne, et bon courage pour la semaine à venir.

    Posté par Pahi, 26 février 2017 à 20:25
    • Je l'envie aussi... Bisous Denise

      Posté par pyrouette, 28 février 2017 à 07:22

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