la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

Sur les chemins noirs

A14637

 

 

Sylvain Tesson

ISBN : 2070146375

Éditeur : GALLIMARD (13/10/2016)






4ème de couverture :

 

Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides.

La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs.

Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.

 

Sylvain Tesson.



Extraits :

 

“Vivre me semblait le synonyme de s'échapper.”

 

“En cette année du XXIème siècle, cela me semblait bon de pouvoir passer une heure sans rien faire.”

 

“Les citadins s'étaient aperçus qu'une vie sans issue était pire qu'une vie sans chauffage.”

 

“Il y avait ainsi des êtres, dans la France du siècle numéro vingt-et-un, qui vivaient sur la bande d'arrêt d'urgence.”

 

“La ruralité est un principe de vie fondé sur l'immobilité. On est rural parce que l'on reste fixé dans une unité de lieu d'où l'on accueille le monde.”

 

“Perdre du poids en marche, c'est laisser un peu de soi à la route.”

 

“Chaque aube est pour l'insomniaque un 6 juin personnel.”

 

“Comment la France pouvait-elle s’avancer vaillante dans l’époque mondialisée alors qu’elle se croyait encore un destin antique ?”



Mon avis :

 

Immobilisé pendant plusieurs mois sur un lit d’hôpital suite à un accident de toit, une belle chute un soir de beuverie, Sylvain tesson décide de se reconstruire sur les routes. Pas de départ pour la Russie,non, il se contentera des chemins noirs de la France, les chemins de campagne. Le coeur meurtri par le décès de sa mère, le corps abîmé, déformé, il part.

Son voyage se fera du sud-est au nord-ouest. Sylvain nous livre ses pensées profondes, sa sensibilité, ses colères. Finies les envolées littéraires arrosées de vodka, il carbure au viandox, regrettant la belle époque.

Il fera de belles rencontres, d’autres moins sympathiques, des copains le rejoindront pour faire un bout de marche avec lui. Pas si facile de bivouaquer en France et de se faire griller des saucisses sur un feu. La campagne fait du bruit, il y a beaucoup de routes, seuls les habitants ne changent pas malgré la modernité qui arrive sans mal chez eux et leur production qui n'a plus rien à voir avec la bienveillance d'avant envers les animaux et la terre. 

J’ai suivi ce parcours avec plaisir connaissant la plupart des régions traversées et j’ai, encore une fois, aimé cette liberté que s’octroie Sylvain Tesson. Il a raison : difficile d’apprécier un palace quand on connaît le délice d’un feu de bois et la joie de s’endormir en regardant les étoiles.

 

Posté par pyrouette à 17:25 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

Commentaires

    je suis en train de le lire...
    j'aime bien son style

    Posté par Eve-Yeshe, 02 novembre 2017 à 10:51

Poster un commentaire