la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

Nos vies

9782283029763

 

 

Marie-Hélène Lafon

ISBN : 2283030498

Éditeur : BUCHET-CHASTEL (17/05/2017)





 

 

4ème de couverture :

 

"J'ai l'oeil, je n'oublie à peu près rien, ce que j'ai oublié, je l'invente.J'ai toujours fait ça, comme ça, c'était mon rôle dans la famille, jusqu'à la mort de grand-mère Lucie, la vraie mort, la seconde. Elle ne voulait personne d'autre pour lui raconter, elle disait qu'avec moi elle voyait mieux qu'avant son attaque." Le Franprix de la rue du Rendez-Vous, à Paris. Une femme, que l'on devine solitaire, regarde et imagine. Gordana, la caissière. L'homme encore jeune qui s'obstine à venir chaque vendredi matin... Silencieusement elle dévide l'écheveau de ces vies ordinaires. Et remonte le fil de sa propre histoire.Nos vies est le nouveau roman de Marie-Hélène Lafon. Il aurait pour sujet la ville et ses solitudes.Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. Tous ses romans sont publiés chez Buchet/Chastel.



Extraits :

 

“On ne la voit pas sourire. On imagine. On reste au bord de ce que doit-être ailleurs, dans une autre vie.”



“J'ai tenu et j'ai continué et, pendant des années, j'ai sousvécu, juste au ras des gestes et des choses, à peine à la surface, à peine la tête hors de l'eau.”

“J'ai l'oeil, je n'oublie à peu près rien, ce que j'ai oublié, je l'invente.”

 

“C’est de la mort, de la maladie, de la perte,de la trahison, de l’absence qui commence pour toujours ou pour longtemps, on ne sait pas, on tient, on fait face, on attend et on s’arrange plus ou moins, on vieillit, on dure.”



Mon avis :

 

Jeanne est à la retraite et elle vit dans sa solitude comme dans une armure. Son amour est parti ou plutôt a disparu il y a bien longtemps. Son père n’a jamais accepté son compagnon de culture différente et elle était un peu isolée déjà. Elle va deux fois par semaine au franprix de son quartier. Elle observe les gens et leur invente une vie, comme elle l’a fait quarante ans durant, en prenant le métro.

Sa première victime est Gordana. Le mot est fort mais le prénom aussi est fort particulier. Gordana est caissière au Franprix. Elle a une poitrine généreuse que l’on ne peut éviter, du moins du regard, que l’on soit homme ou femme.

Et puis il y a Horacio qui passe toujours à la caisse de Gordana.

On découvre leur vie inventée par Jeanne en même temps que ses confidences sur sa propre vie, ses souvenirs, sa famille.

Elle les a voulus étrangers comme son compagnon et elle raconte aussi leur existence d’immigrés. Gordana a peut être un enfant laissé au pays.

Puis on découvre que Gordana au buste si généreux et au visage si beau a un pied bot. Les clients ne le voient pas et essaient souvent de charmer cette jeune personne qui les repousse d’un regard ou en les ignorant.

Le point commun entre ces trois personnages est la solitude ressentie dans une grande ville, loin de la famille, sans personne sur qui compter.

Les mots de l’auteure sont poétiques. Elle part dans son imagination, et c’est un plaisir de la lire.

 

Posté par pyrouette à 18:49 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

Commentaires

    j'ai plusieurs livres de M.H. Lafon dans ma PAL mais je n'arrive pas à me lancer... celui-ci me tente quand même beaucoup par le thème de la solitude

    Posté par Eve-Yeshe, 28 novembre 2017 à 14:37

Poster un commentaire