la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

En route

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Pierre Bergounioux

ISBN : 9791091365345

Éditeur : LE REALGAR (28/04/2016)





4ème de couverture :

 

Enfant de l’après-guerre, Pierre Bergounioux dut très tôt, pour comprendre le monde, mieux l’éprouver peut-être, emprunter la route qui, l’éloignant de la cité natale, Brive, lui permettrait de côtoyer les centres du savoir comme de l’expression littéraire. Distance prise, la plus grande partie d’un temps souvent ingrat consacrée à l’étude, la même route devait pourtant le reconduire avec obstination au lieu de l’origine, l’éloignement, au fil des jours, forgeant la clé susceptible d’ouvrir enfin la porte des années décisives. Auteur de nombreux récits, de carnets et d’essais d’une rare acuité, Pierre Bergounioux, faut-il le rappeler, est l’un des écrivains majeurs de notre époque.



Extraits :

 

“On ne percevait pas la distance qui séparait notre existence de celles qu'on menait plus loin. Ou bien on la mesurait et l'avait trouvée si grande qu'on l'avait jugée infranchissable.”

 

“L'essentiel de ce qui se donne pour la réalité est dépourvu d'attrait, d'intérêt quand il n'est pas déprimant, obscur, exaspérant.”

 

“Il y a trois heures qu'on roule, tendu vers la destination finale, et la vie semble ici, plus qu'ailleurs, baignée d'une lenteur, d'une aménité qu'on croit se rappeler. On a connu tout au début, cette paix de ne rien savoir ni vouloir qui ne soit facile, accessible.”

 

“Par un étrange renversement, c’est la vie première, le temps d’avant qui ont pris un caractère d’étrangeté.”

 

 

Mon avis :

 

Les photos sont tellement réalistes, elles empêchent la rêverie et de toute façon ces paysages sont durs, gris. Ce sont des photos de la campagne profonde et des petites routes qui ménent à la ville.

La route comme un parcours de vie. Au début le village, la foire aux bétails sur la place, une certaine protection contre l'inattendu, l’inconnu, peut être la culture. Puis le temps fait son oeuvre, la place du village est transformée en parking, les enfants vont à l’internat en ville. Les adultes partiront travailler ailleurs.

Alors il y a la route que l’on prend dans un sens puis l’autre selon les congés, pendant des années.

Les villages désertés le sont encore plus à l’ouverture des autoroutes. Les bâtisses abandonnées bordent les routes et autoroutes. Le progrès est là, la campagne se meurt.

Un style poétique, peut être désuet pour les plus jeunes mais combien savoureux pour moi.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions Le Réalgar pour cette pépite.

 

 

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Posté par pyrouette à 10:46 - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    tentant!
    j'aime beaucoup Brive la Gaillarde j'ai eu une coup de foudre! je trouve que c'est une très belle ville

    Posté par Eve-Yeshe, 07 janvier 2018 à 14:10

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