la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

Une femme dans la nuit polaire

B26839 

Christiane Ritter

ISBN : 2207140288

Éditeur : DENOËL (04/01/2018)

Traducteur : Max Roth




 

4ème de couverture :

 

Fuyant les tracas de sa vie quotidienne en Autriche, Hermann Ritter part s’établir au pôle Nord pour y mener une vie de trappeur. Son épouse, Christiane, parfaite ménagère des années 1930, décide alors de troquer son statut de femme au foyer pour celui d’aventurière du Grand Nord.

Malgré la réticence de ses proches, Christiane débarque à l’été 1933 sur les côtes du Spitzberg, une île de l’Arctique, pour rejoindre son mari dans une pauvre cabane, isolée sur une terre hostile et déserte. Après l’angoisse des premiers jours, Christiane fait l’expérience indélébile d’un quotidien intense, entre extase et survie : sur cette terre aux paysages fantastiques, elle découvre la chasse au phoque, affronte le froid polaire et la violence des tempêtes, et se prépare pour l’hiver et son interminable nuit noire… Progressivement, elle développe une véritable relation de tendresse avec cette nature capricieuse qui orchestre chaque instant de la vie, et offre parfois le spectacle d’une aurore boréale ou d’une famille d’ours polaires.

Avec ce récit ensorcelant sur la vie dans le Grand Nord, Christiane Ritter s’inscrit dans la lignée des aventurières flamboyantes telles que Karen Blixen, Alexandra David-Néel ou Isabelle Eberhardt.



Extraits :

 

“Seulement, pour moi, comme pour tout européen calfeutré dans son existence confortable, un séjour prolongé dans les régions polaires signifiait alors une double misère : un froid sibérien, dans le sens littéral du mot, et une solitude pesante, continuelle, intolérable.”

“J'étais bien décidée à débarquer dans l'Arctique avec un équipement archicomplet, afin de contempler la splendeur de l'univers polaire à peu près comme le spectateur qui, de son fauteuil, dans un cinéma bien chauffé, regarde défiler sur l'écran les images d'un monde lointain.”

“À présent, je suis certaine que, dans l'Arctique, c'est surtout la force morale, la résistance de la volonté qui décident de la vie ou de la mort de l'homme.”

“En somme, l'homme ne s'évade jamais tout à fait de la prison de ses petites servitudes.”

“Si vous voulez passer un hiver relativement confortable, suivez ces trois recommandations : chaque jour une promenade, même pendant la nuit polaire, même pendant la tempête. C’est aussi important que la nourriture. Secundo : gardez toujours votre bonne humeur, considérez l’existence avec humour. Et tertio : ne soyez jamais inquiète, n’allez pas au devant des soucis. Alors tout ira bien.”



Mon avis :

 

Je ne sais toujours pas ce qui me pousse à choisir des histoires sur le froid alors que j’ai une phobie de la neige depuis mon séjour de 17 mois en Lozère. Je suis une petite joueuse à côté de Christiane, l’auteure, il ne faisait que -30° l’hiver dans les congères entourant la maison, -5° dans la maison hors rayonnement de l’unique poêle à bois.

Je ne regrette pas, le récit est passionnant. Mettez le bonnet, l’écharpe, les mouffles, préparez-vous une boisson très chaude et en avant pour l’aventure !

Le palace de Christiane sur son île est de 9m2 et ils sont trois à vivre dedans. La crasse, le poêle qui refoule (ah, je connais bien), la suie sur les murs et l’alimentation différente, c’est  son premier choc. Le froid qui saisi et pénètre jusqu’aux os (jusqu’à -45°),la neige qui enterre la cabane, la chasse pour les hommes et c’est son deuxième choc. 

L’eau pour la vaisselle et la toilette, l’eau potable, la lessive, le moindre geste qui est facile pour nous peut prendre une journée là-bas. Des kilomètres en skis, avec des seaux ou bidons. Mais Christiane n'abandonnera jamais pour la propreté, quitte à ce que l'intérieur de la cabane gèle au grand désespoir de son mari. 

Et puis il y a le beau, le merveilleux qui se mérite. Il faudra attendre le départ du brouillard, des tempêtes et de la nuit polaire, mais d’après Christiane cela en valait la peine. 

J’ai adoré son récit, son courage et sa ténacité. Il faisait un peu froid cette semaine, non ?

 

Un grand merci à Masse critique de Babelio et aux Éditions Denoël

 

 

 

 

 

 

 

Posté par pyrouette à 10:26 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    Corinne, quand je pense qu'il y en a beaucoup qui appelle ma région "la Sibérie" (ce qui n'est absolument pas vrai), je me dis qu'il faudrait leur faire faire un séjour là-bas
    Une lecture très intéressante ; psychologiquement, cela doit être terriblement éprouvant.
    Gros bisous et bon mercredi

    Posté par Pahi, 20 février 2018 à 22:08
  • glace non sucrée

    adieu nourriture variée, loisirs , voisins il faut avoir un mental fort pour partir dans ce désert blanc. retrouver un instinct de chasseur pour survivre bouger ou geler c'est du grand amour qu'a cette femme pour son homme.-10° à Chambord avant hier il faisait soleil avec des coups de vent nord les boîtiers n'ont pas aimé cette température négative

    Posté par celadon7, 01 mars 2018 à 14:38

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