la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

Brooklyn

 

Brooklyn par Toibin

 

 

Colm Toibin

ISBN : 2264056487

Éditeur : 10-18 (18/10/2012)






4ème de couverture :

 

Enniscorthy, Irlande, années 1950. Comme de nombreuses jeunes femmes de son âge, Eilis Lacey ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, on lui propose un emploi à Brooklyn, aux États-Unis. Poussée par sa famille, Eilis s’exile à contrecoeur. Au début, le mal du pays la submerge. Mais comment résister aux plaisirs de l’anonymat, à l’excitation de la nouveauté ? Loin du regard de ceux qui la connaissent depuis toujours, Eilis goûte une sensation de liberté proche du bonheur. Puis un drame familial l’oblige à retraverser l’Atlantique. Au pays, Brooklyn se voile de l’irréalité des rêves. Eilis ne sait plus à quel monde elle appartient, quel homme elle aime, quelle vie elle souhaite. Elle voudrait ne pas devoir choisir, ne pas devoir trahir.



Extraits :

 

“Elle avait cru qu'elle garderait toute sa vie, les mêmes amis, les mêmes voisins, les mêmes habitudes, les mêmes itinéraires.”

“Elle laissait filer ces images le plus vite possible, en s'arrêtant dès que celles-ci effleuraient la vraie peur, le véritable effroi ou, pire encore, la notion qu'elle s'apprêtait à perdre ce monde à jamais, qu'elle ne vivrait plus jamais une journée ordinaire dans ce lieu ordinaire, que le reste de sa vie serait désormais une lutte contre l'inconnu.”

“Peu importe son rêve secret, peu importe son désespoir, elle n'avait pas d'autre choix que de cesser d'y songer, et le plus tôt serait le mieux.”

“C'était cette lettre, comprit-elle, qui transformait son humeur, lui donnait le sentiment d'une liberté nouvelle, et cela, elle ne l'avait pas du tout anticipé.”

“Peu importe sa décision, il n’y avait aucun moyen d’éviter les conséquences de ce qu’elle avait fait, ou de ce qu’elle s’apprêtait peut-être à faire à présent.”



Mon avis :

 

L’histoire d’une femme qui n’est pas maître de son destin. Sa vie est décidée par sa mère, sa soeur avec qui elle vit et  un prêtre. De son petit village natal en Irlande qu’Eilis n’a jamais quitté, elle doit partir pour Brooklyn où un travail l’attend. Seule Rose sa soeur restera avec sa mère dans la maison familiale. Le père est décédé quelques années auparavant, ses frères sont partis travailler en Angleterre. Rose a un travail et peut subvenir aux besoins de leur mère. Allez zou Eilis, pars et ne te retourne pas !

La traversée en dernière classe sur le bateau est un véritable cauchemar, l’installation chez sa logeuse et ses co-locataires difficiles, et son travail de vendeuse qui ne correspond pas à ses études de comptabilité d’un ennui et d’une fatigue extrêmes. Eilis doit sourire toute la journée si elle ne veut pas avoir un responsable sur le dos. C’est sans compter sur le mal du pays qui arrive avec deux lettres de sa famille, sans prévenir, et la submerge.

Le prêtre, ce sauveur, revient vers elle, l’inscrit à l’université pour des cours du soir, prévient la logeuse. Bref, Eilis reprend goût à la vie. Elle s’habitue, se fait une petite vie sympathique et rencontre Tony, un bel italien. Bon, Il lui met un peu la pression le Tony. Il rêve de l’épouser, la présente à ses parents et frères, lui promet une maison.

Puis, parce que le malheur n’est jamais loin, Eilis reçoit une mauvaise nouvelle de sa famille, prend un congé auprès de son employeur et repart au pays. Tony a peur de ne pas revoir sa belle.

Et il a raison, car revenue dans la maison familiale, la mère n’écoute pas Eilis lui dire qu’elle doit repartir vers sa vie. Eilis prolonge son séjour, le trouve agréable, renoue avec ses amis et se retrouve dans une situation inconfortable. Là, il va falloir faire des choix et Eilis n’a pas l’habitude d’en faire.  Une intervention inattendue d’une personne du village va lui permettre de se libérer du carcan familial.

J’ai trouvé cette histoire belle mais d’une violence inouïe et je ne suis pas certaine d’une évolution dans la situation et obligations familiales des femmes.

 

Posté par pyrouette à 10:22 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    le thème semble violent... Je garde pour plus tard !

    Posté par Eve-Yeshe, 23 octobre 2018 à 16:15
    • Plutôt comme un conte de fée, très fluide. La violence est dans le ressenti de cette jeune femme.

      Posté par pyrouette, 28 octobre 2018 à 06:28

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