la vie de ma voix intérieure

En totale reconstruction après deux années abominables passées en Lozère où j'ai appris que seuls les humains ne sont pas humains, je continue à partager ma passion de la lecture. Vous pouvez apprendre à me connaître à travers les citations.

02 novembre 2019

Les miracles de l'Ourcq

 

Les miracles de l'Ourcq par Pierron

 

 

Véronique Pierron

ISBN : 2258163536

Éditeur : LES PRESSES DE LA CITE (03/10/2019)



4ème de couverture :

Sur les bords du canal de l’Ourcq à Paris, toute une population rejetée a construit des villages aux maisons de carton recouvertes de bâches en plastique. On y trouve le Vieux, qui vit dans une caravane de fortune après un naufrage personnel et qui s’adonne à sa passion du tricot ; Sandra, l’ex-assistante atteinte du syndrome de Gilles de La Tourette ; Bella, la voyante du village de Roms, ou encore Noury et son violon d’une inestimable valeur. Il y a aussi Juno, le Brésilien poète, illettré mais tombé fou amoureux d’une écrivaine infirme au succès grandissant.

Cette population de désœuvrés survit en oubliant le désespoir et en essayant malgré tout de se faire la vie belle. Jusqu’au jour où surgissent les miracles de l’Ourcq...

 

Extraits :

"Après tout, on n'existe que pour ceux que l'on aime vraiment."

 

"Parfois pourtant, la vie était si douce par ici."

 

"Mais rien n'est plus ingrat qu'une idée fixe qui refuse de jouer son rôle en pleine lumière."

 

"Des petits cubes d'instants de vie qui tournaient indépendamment les uns des autres pour apporter cette confusion dont les existences s'encombrent parfois."

 

"La joie n'a pas besoin de mots."

 

"La vie des hommes se résume à peu de chose au fond. Quelques rêves, deux ou trois espoirs, des petits bonheurs, une ou deux joies immenses et des peines qui creusent leur sillon dans les années qui passent."

 

Mon avis :

Ils vivent là, le long du canal de l’Ourcq, dans une sorte de baraquement. Les plus chanceux vivent dans de vieilles caravanes comme le vieux, Bella la voyante et Juno le brésilien arrivé de sa favela pour une vie meilleure. Les autres dans des cabanes faites de carton, tôles et bâches, qu’ils appellent pompeusement des maisons. Tous rejetés par la vie, en marge de la société de consommation, en marge de tout et surtout de leurs congénères. Ils sont solidaires, partagent leurs maigres biens. Ils acceptent leurs différences, leurs failles ce que les gens normaux ne sont plus en capacité de faire malgré leurs talents, diplômes ou autres.

La vie devient plus difficile malgré leur bonne humeur et cette résilience certaine.

Un soir en rentrant Juno trouve le vieux affalé sur son tricot, sa passion, l’alcool du jour a été fatal, une autre passion. Cet homme sera préparé et veillé par cette communauté, par ses amis. Ils préviendront les enfants le lendemain. Les enfants du vieux seront les premiers à pénétrer dans le camp, puis il y aura Isabelle, cette écrivaine paraplégique dont Juno est tombé fou amoureux. 

Depuis la mort du vieux, la vie s’améliore bizarrement. Ils ne se demandent même pas pourquoi, ils profitent, sans voir la convoitise des gens des autres camps, sans voir la méchanceté des gens normaux, juste en prenant le meilleur, histoire de rebondir et de reprendre une vie qui puisse leur convenir.

Oubliez vos préjugés et la normalité  et plongez dans la vie de ce camp avec ces personnages si attachants.

 

Un grand merci à Masse critique de Babelio et aux Éditions Les presses de la Cité.

Posté par pyrouette à 17:44 - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

  • J'en prends note, chère Corinne, je sens une pépite sous ce titre.
    Merci d'en avoir parlé !
    Gros bisous et bon dimanche à toi.

    Posté par Pahi, 02 novembre 2019 à 18:21
    • Cette histoire va te plaire ! Gros bisous Denise

      Posté par pyrouette, 03 novembre 2019 à 08:43
  • je préfère passer mon tour...

    Posté par Eve-Yeshe, 03 novembre 2019 à 14:46

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